Monday, January 23, 2017

Californie (1) : Needles


Aiguilles



C'est le pays du cinéma qui commence.



Les remorques, utiles quand on habite au fond du désert californien



Ville historique grâce au chemin de fer



Y a quelqu'un ?



Ah, oui, il y a des boîtes aux lettres.



Une bonne vieille ruine, même pas un décor de film d'horreur.



... et ces poteaux qui se perdent au fond du désert...



La 66 californienne.



La même aridité qu'en Arizona, sans les pierres.



Une chenille immense de wagons.



Quand un tel train vous arrête au passage à niveau, 
vous pouvez sortir un roman de Marcel Proust.



Life in the desert...


Thursday, January 12, 2017

Arizona (66-37) : Crossing the Rockies



     Les derniers moments d'Arizona sont une vraie traversée. La montagne se fait brusquement abrupte, et l'on trouve là l'un des passages réputés les plus dangereux de la route. Ce sont des virages étroits dans des montées raides, des rochers impitoyables sur les flancs, dans une chaleur que le climat rend de plus en plus significative. Quelques excroissances rouges ou jaunes de la roche forment de jolies sculptures qui répondent aux sculptures en creux formées par le lit des ruisseaux asséchés. J'aurais voulu les observer, mais l'attention que demandait alors la conduite le rendait difficile, et il me semblait important d'y survivre pour pouvoir au moins en raconter les contours.




     Pourtant, le village d'Oatman explique où les hommes ont trouvé le courage, ou puisé la folie de creuser des routes sur ces chemins hostiles. Ces maisons de bois, ce vieux saloon et cet hôtel Belle Époque furent une petite ville dans les premières années du XXe siècle, à laquelle la soif maudite de l'or donna près de 3500 habitants en l'espace d'une année, moins les quelques-uns qui en furent victimes. Ce village de mineurs d'or tient, paraît-il, son nom d'une jeune fille, Olive Oatman : enlevée par les Indiens et réduite en esclavage, elle avait été finalement libérée sur le lieu du futur village. Comme dans les contes où de jeunes et faibles filles sortent l'argent et les bijoux de leur bouche grâce à leurs paroles bienveillantes, l'innocence d'Olive aida les prospecteurs à percer les secrets de cette terre brûlante. Les wagons, l'entrée des galeries sont encore visibles de nos jours, mais, au risque de vous décevoir, les quelque 2 milliards de dollars d'or qui s'y trouvaient ont bel et bien été aspirés par l'avidité humaine.

     Oatman, devenu ville fantôme dans les années 60, a redressé les planches de ses bâtisses en les faisant reposer sur les piliers du tourisme. Aujourd'hui, le village fait semblant de revivre : les gift shops sont cachés dans d'anciennes boutiques d'or ou de blue jeans du temps; les ânes encombrent la route pour gêner et charmer les conducteurs ; quelques habitants barbus à cheveux longs (il faut bien l'un ou l'autre) viennent exercer publiquement leur droit de porter des armes à feu et leur chapeau de cow-boy. C’est à se demander si ces derniers ne sont pas payés par les magasins de souvenirs – non franchement, vous croyez une seconde que ce flingue est chargé ? – Touriste ! rends-moi ma pépite d’or ! (mon nugget)




     « One way, or another, I'm gonna find ya ! ... » les 70's de Blondie murmurent sur une guitare saturée un enthousiasme électrique. Les montagnes ont des formes somptueuses : elles sont une métamorphose d'Arizona en Californie, car la ligne droite des plateaux a fait place aux faces irrégulières, rebelles, des montagnes jeunes. Ces montagnes jeunes ont la forme des pépites que les chercheurs allaient arracher aux lieux où Dieu, pour la paix des hommes, les avaient si bien cachées. La vallée dans laquelle nous descendons est plus chaude elle aussi, et sèche comme une Californie du Sud. Seul le Colorado s'y glisse dans le lit vert qu'il a nourri sur ses rives.

     Ce moment unique à quelques mètres de la frontière californienne, ce seuil du bonheur et de l'émerveillement, cette explosion paisible de joie, ces échos de We are the champions au sortir des mines d'or, méritaient au moins d'être inscrits dans l'éternité d'un burger dans le dernier restaurant d'Arizona. Cet établissement de Topock, juste au-dessus d'une pièce d'eau alimentée par le Colorado, a ses bateaux à moteur au milieu des roseaux et une vue imprenable sur le désert pour les consommateurs de tourisme (pour les Californiens qui mettent un doigt de pied en Arizona?). Une vie plus moderne commence. Le passé, jusqu'ici si présent sur la route 66, semble terminé. Le présent peut commencer.


     On peut dire qu'il commence mal, si nous nous fions au souvenir laissé par ce lieu, où nous rencontrons les serveurs parmi les plus désagréables de l'Amérique, les êtres humains les moins courtois de la route 66 depuis le dépanneur de l'Illinois. Commandes volontairement mal comprises pour faire payer plus, service long, absence totale de sourire, équivalurent au pourboire le plus faible que j'aie jamais laissé dans un restaurant aux États-Unis (environ 1 centime). Je précise qu'aux États-Unis, les serveurs sont payés principalement au pourboire. Bref, il était temps de passer le pont blanc sur le Colorado : la Californie nous attendait.


  

Thursday, January 5, 2017

Arizona (20) : Topock


Topock, ou la fin de l'Arizona



Lit vert du Colorado dans le désert



Fleuve poilu



Un café de mauvais goût ?



Mais non, c'est sans doute un hommage aux Rolling Stones.



Remonter le Colorado en bateau



Les pipelines, qui ressemblent au pont que nous prenons 
pour passer d'Arizona en Californie. 


Monday, January 2, 2017

Arizona (19) : Oatman


Oatman



L'or du tourisme a remplacé celui des rivières.



Ces bâtiments de planches, d'où l'on a chassé les fantômes 
pour accueillir les touristes.



Patriotisme sur fond désertique.



Le charme d'habiter et de faire ses courses entre quatre planches



Trouvez le panneau 66 sur cette image et vous avez toute mon estime.



Attention, faites pas chier.



Au pied des poteaux.



Le balcon, pour assister aux duels de colt les jours de dispute.



Notre Denise dans la chaleur.



Les auvents abritent des souvenirs de westerns.



On dit que... l'hôtel est encore hanté (vraiment).



De l'or aux gift shops.



Un bon vieux gars, le flingue à la ceinture.



Le saloon, pour perdre au poker l'or miné le matin.



Richesse, fantômes, vitrine, bon résumé d'Oatman. 



Courses de lits ?? J'ai vérifié, ça existe.



Saloon.



Patriotisme en bois.



Fin de la route sur un tracteur.



Les ânes d'Oatman.



La courtoisie à l'égard de ces animaux têtus 
est demandée aux voyageurs.




Oatman dans les montagnes.



Oatman tient encore.


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